Au lieu d’engager un véritable partenariat avec les collectivités territoriales pour assurer une synergie dans les réponses aux difficultés de nos concitoyens et accroitre les moyens d’actions, l’Etat choisit les banques contre les territoires.
Gel des dotations pendant trois ans, réforme de la TP qui étrangle les finances locales… sans parler des transferts de charges non-compensés qui s’élèvent pour notre seul département à 246 millions depuis la loi Raffarin de 2004, voilà le traitement que réserve l’Etat aux collectivités territoriales qui sont les plus proches des citoyens.
A l’assèchement des moyens de financement, s’ajoute une reforme plus pernicieuse encore : la réforme des collectivités territoriales.
Accompagnant l’étranglement financier des collectivités territoriales, cette loi fait prendre à notre organisation territoriale le virage libéral qui a pourtant couté si cher à notre économie. Elle a pour but explicite de s’attaquer à la démocratie de proximité, d’organiser la concurrence entre les territoires, d’étrangler les moyens des collectivités territoriales et de livrer en pâture les services publics de proximité si nécessaire dans nos zones rurales.
L’Etat fait le choix du pire en remettant en cause les principes fondateurs de notre République : l’égalité territoriale et le devoir de solidarité.

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